AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexionSite du MEI

Partagez | 
 

 Totémisme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Méléagant



Nombre de messages : 6
Age : 42

MessageSujet: Totémisme   Mar 23 Déc 2008 - 0:41

Une bonne raison de défendre les animaux: le totémisme.

Extrait de 'Perceval', d'Agnès Echène, jamais édité:

<<“Gauvain aperçut à l’entrée du château du Graal, sur le seuil, à l’entrée, un lion gigantesque et terrifiant, dressé sur ses quatre pattes.”1 Le lion est omniprésent dans la littérature arthurienne. Si d’autres animaux, plus indigènes, circulent également dans les récits, il importe de noter la présence de ce félin notoirement exotique. “En bas, devant l’entrée du Château Tournoyant, il y avait des lions et des ours enchaînés. (...) La prophétie disait que les habitants de ce château seraient fidèles à l’Ancienne Religion jusqu’à l’arrivée du Bon Chevalier (Perlesvaus).”2 Les animaux mentionnés ici, qu’ils soient indigènes ou exotiques, semblent plus emblématiques que naturalistes ou cynégétiques. On observe d’ailleurs en France, “un foisonnement de léopards, dauphins, aigles, lions, centaures, griffons, crocodiles, salamandres ...”3 et autres animaux fabuleux qui ne se rencontrent pas souvent au coin d’un bois. De plus, ils évoluent dans des lieux donnés pour des lieux “sacrés”, siège du Graal ou du diable, lieux qui sont en relation évidente avec l‘Autre Monde (sans allusion surnaturelle), soit par le lien avec l’Ancienne Religion soit par le salut attendu de la Nouvelle. Il n’est donc pas étonnant d’y voir associés des éléments emblématique, probablement totémiques, des anciennes sociétés, celles de l’Europe d’avant les conquêtes et la féodalité. Cette société archaïque sinon primitive, celle des premières années de Perceval, est apparemment habitée par autant de bêtes que de gens. Les animaux foisonnent dans tous les récits. On les voit d’ailleurs foisonner également dans l’art, depuis l’art pariétal jusqu’aux chapiteaux romans. L’art semble alors essentiellement voué à la représentation animale; il est certainement naïf d’y voir une simple passion des bêtes. La prédilection des artistes du Moyen-Age pour des animaux fantastiques laisse comprendre qu’ils “n’avaient guère de regard pour celles qui étaient devant eux.”4 L’animal représenté devait être avant tout un totem, un signe distinctif d’appartenance à un groupe humain.>>


1 Perlesvaus, XIIIè s. in La légende arthurienne p. 189
2 Perlesvaus, XIIIè s. in La légende arthurienne p. 243, 245
3 V. H. Debidour, Le bestiaire sculpté en France p. 103
4 V. H. Debidour, Le bestiaire sculpté en France p. 179
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Totémisme
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Projet des Ecologistes :: Les animaux-
Sauter vers: